Utilisateurtester l'hypothèse : le glucomètre pourrait servir pour évaluer les réactivités à un aliment particulier
 cortex    12 Août, 2017 - 08:18
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J'ai émis une hypothèse dans le billet du 13 juillet "Repérer les allergies retardées à l'aide du glucomètre?", hypothèse qui tend à se vérifier sur mon cas.

Un groupe plus vaste pourrait valider ce début d'hypothèses, ce qui serait drôlement pratique pour les personnes hyper-réactives (intolérantes) et pour les coachs qui les aideraient à repérer les plus importants réactogènes sans devoir dépenser des fortunes.

Lire en détail ma demande via le blog:11.8 Repérer les allergies retardées à l'aide du glucomètre - une évaluation en groupe

Merci si vous avez envie de participer!


Utilisateurre: tester l'hypothèse : le glucomètre pourrait servir pour évaluer les réactivités à un aliment particulier
 Seabird    30 Juillet, 2018 - 22:41
 cortex

Je viens de tomber sur ce post, y-a-t-il eu finalement des expérimentations en groupe avec le glucomètre ? Si oui, je suis rudement intéressée de savoir si cela fonctionne... car le fameux test sanguin des intolérances est hors de prix (pour moi...). 


Utilisateurre: tester l'hypothèse : le glucomètre pourrait servir pour évaluer les réactivités à un aliment particulier
 minus    2 Août, 2018 - 16:09
 cortex

bonjour, ne dépensez surtout pas d'argent en tests à Igg, que je ne suis pas loin d'appeler une imposture

ils sont chers, peu fiables, même chez les gens en bonne santé, plus valides que nous les hypersensibles

chez qui on trouve souvent 50 réactogènes...

j'extrais les paragraphes ad hoc d'un de mes livres et je vous les copierai ici demain

en attendant, une recherche sur taty.be vous donnera une idée...

NB ces tests sont très conseillés par les homéos et naturos, mais je voudrais tout de meme enqueter plus sérieusement sur ce qui suit: mon ostéo s'est vu offrir 20% de commission sur chaque test à igG demandé par un de ses clients; est-ce coutume courante? Si oui, je m'explique mieux pourquoi on fait un tel foin pour des tests si vains... Inutile de préciser qu'à cette annonce par le commercial lui vantant ses tests, mon ostéo n'a eu que trois mots: "monsieur, la porte!"

 


Utilisateurre: tester l'hypothèse : le glucomètre pourrait servir pour évaluer les réactivités à un aliment particulier
 Seabird    3 Août, 2018 - 12:41
 cortex

Merci inifiniment pour cette mise en garde. Vous me confirmez une "intuition". Le naturo me l'avait conseillé... mais je ne me le "sentais" pas, ensuite mon médecin homéo me l'a prescrit... mais là-aussi quelque chose me frenait. Et j'ai finalement décidé de mettre cet argent-là dans un suivi ART, avec Maya. Avec le système de rotation, l'attention à la dose, je suis un chemin qui me satisfait davantage et dans lequel j'espère. Je lirai avec bcp d'intérêt votre biellet, merci !

 


Utilisateurre: tester l'hypothèse : le glucomètre pourrait servir pour évaluer les réactivités à un aliment particulier
 minus    3 Août, 2018 - 13:47
 cortex

écouter ou lire sur le sujet ce cher docteur Dupagne, de France Inter: https://www.franceinter.fr/emissions/sante-polemique/sante-polemique-25-janvier-2018

Son pitch. Les allergologues déconseillent les analyses sanguines destinées au diagnostic des allergies alimentaires: Réaliser un bilan sanguin pour diagnostiquer des allergies alimentaires est une pratique assez répandue, bien que coûteuse et non remboursée par l'assurance maladie. Pourtant, l'intérêt de ces bilans est plus que discutable à en croire les associations scientifiques d'allergologie.

Je transmettrai dans le billet deux extraits de mes livres, comme début de piste de réflexion pour les lecteurs. Comme à mon  habitude, il ne s'agit pas d'un discours ffigé, basé sur des postulats. J'expose les tenants de manière succincte, de sorte que vous jugiez des aboutissants.

Extrait de mon topo Gloutons de gluten:



Les tests de réactivité à IgG. D es tests sanguins ont récemment été développés qui permettent de doser la réactivité du sang d’un mangeur à tel ou tel aliment : bœuf, kiwi, poivre, lait, gluten, etc. Ces tests de réactivités à IgG (immuno­globulines gamma), différents des IgE classiques, ont été conçus pour repérer quand le corps réagit à des amas de molécules mal décomposées, qui ne sont pas supposés se retrouver dans le sang, et dont le corps ne sait que faire. La recherche est assez chère et se comptabilise par aliment testé. Des laboratoires tout à fait spécialisés ont développé des gammes de tests à prix réduit (de 150 à 300 aliments testés pour un forfait de 400 à 600 euros, tout de même...).



Votre homéopathe sera au courant. Les allopathes refusent encore dans la majorité ce genre de tests, se limitant aux classiques tests à IgE des allergologues. Outre leur cherté, ces tests à IgG ont un défaut. Ils sont encore balbutiants. De l’avis des laboratoires américains qui s’en sont faits les spécialistes, ils ne seraient encore fiables qu’à cinquante pour cent. Ma pratique au quotidien confirme ce fait. Cinq personnes sur dix voient leurs troubles inflammatoires disparaître après l’arrêt de la consommation des aliments réactifs testés par IgG selon leurs tests, mais les autres cinq personnes n’ont hélas aucun résultat. Parmi les mangeurs les plus sensibles, comme les "canaris de la modernité", l'échec porte sur 9 personnes sur dix. Voilà qui fait cher le test, non?



"Le dépistage est rendu difficile, car ces réactions excessives ne se vérifient qu’après l’arrêt radical de la consommation du produit pendant quelques jours.

Je transmets aussi un extrait de mon topo "sortir de la cacophonie gastrique":

Intolérances alimentaires, plan sans-gluten, etc.

Dans ce topo, je me démarque d’une partie de la mouvance naturo et de certains pratiquants des méthodes RGS/GAPS™ qui rajoutent à ces régimes déjà restrictifs une série d’évictions, sur la base d’intolérances supposées. Des tests sophistiqués sont en effet disponibles pour évaluer les hypersensibilités individuelles. Ce sont les réactions à IgG. Hélas, ces tests ne sont, de l’avis même des laboratoires, efficaces qu’à cinquante pour cent à ce jour. Les évaluations par un kinésiologue ne sont pas toujours fiables à cent pour cent non plus Ces apparences de certitudes rassurent et dépannent le temps d’un instant. Le seul résultat flagrant est celui que le mangeur obtient en s’observant intelligemment, tout simplement.

Par ailleurs, ces praticiens n’ont pas compris le discours fondamental de la doctoresse Campbell. Son observation est que les intolérances alimentaires ne se manifestent que parce que la dysbiose flambe. Il est alors inutile de cibler ces catégories alimentaires.

Je comprends l’envie bien naturelle d’un coach de protéger son client des inflammations chroniques dues à des intolérances, avant d’entamer la remise sur pied. Dans les schémas pratiques, je contourne cette tendance en proposant de pratiquer de sages rotations de jour en jour.

Un petit rappel des bases de réflexion n’est pas superflu. La dysbiose intestinale autant que la colopathie déclarée sont souvent accompagnées d’intolérances alimentaires, aussi appelées « allergies retardées ». Le succès des régimes sans-gluten-sans-caséine-sans-soja (ci-après « SG-SC-SS ») provient peut-être de ce qu’ils éliminent de la plage alimentaire les trois réactogènes les plus souvent incriminés comme source d’intolérances alimentaires. Ces réactions excessives ne sont pas de vraies allergies. Ces dernières préviennent le sujet dès les premières heures suivant l’ingestion du produit problématique, si pas dans les minutes qui suivent. Les intolérances, elles, ne se vérifient que dès que le mangeur arrête de consommer le produit quelques jours, de manière radicale. Elles sont d’ailleurs souvent ignorées de leurs victimes, car elles ne se manifestent qu’à bas bruit.

Les allergies franches sont dépistées par les allergologues classiques, qu’il faut donc consulter, le cas échéant. L’intolérance ou allergie retardée est plus difficile à diagnostiquer et à reproduire que l’allergie franche. À ce jour, cette piste ne semble suivie que par des homéopathes ou naturopathes. Les intolérances se manifestent sur la peau (irritations de la peau chroniques, eczéma, par exemple), sur les voies respiratoires (écoulements glaireux ou rhinites à répétition), sur l’état général physique (fatigue au lever, articulations engourdies, lourdeur foie/vésicule, entre autres) et même sur l’état psychique (sautes d’humeur, coups de déprime, etc).

Les symptômes d’une hyperréactivité peuvent être confondus avec ceux d’une dysbiose. Cette similarité est bien logique, puisqu’il est très probable que les intolérances dérivent de la perméabilité intestinale. C’est parce que le sang n’est plus protégé par une paroi intègre qu’il peut être vicié par divers déchets alimentaires ou bactériens. Si l’on colmate les brèches de la tuyauterie (voir explication p. xx), il n’y a plus de raison que les intolérances se manifestent. Hélas ! La plupart des partisans de l’hypothèse « influence des déchets sur les dérives immunitaires » éliminent tous les réactogènes de la plage alimentaire de leurs patients. Si cette intervention est utile, parfois capitale, dans les premiers temps, je suis désolée d’observer que tant de mangeurs ne cherchent pas plus loin. « Je cherche des recettes pour manger sans gluten, sans soja, sans œufs, car j’y suis intolérant selon le médecin ». Bof de chez bof. Je propose plutôt de sortir de l’exclusion alimentaire : il faut refaire la tuyauterie, tiens !

Éliminer des aliments n’est utile que dans une première phase — et encore, comme on le verra ci-après : bien plus qu’une réaction directe au réactogène ingéré, le phénomène pourrait être aussi une intoxication par les sous-produits de la flore intestinale déréglée et une forme de paralysie consécutive du système immunitaire. La tenue de la diète ad hoc permettra donc d’atténuer les intolérances. Dans son livre recensé plus loin, la doctoresse Campbell passe en revue les régimes les plus conseillés en matière de dysbiose. Elle les met en perspective face aux nombreux facteurs sources de dysbiose majeure. Sur les limites de la pratique SG-SC-SS, le bon docteur écrit (ma traduction à partir de la toute première édition du livre en anglais) : « les résultats des recherches (...) ont permis de développer le régime SG-SC-SS, qui a permis à certains enfants autistes de bénéficier d’améliorations considérables dans leur état général. En revanche, beaucoup d’autres enfants ne suivent pas la même courbe. La raison en est que le syndrome GAPS™ est bien plus complexe qu’une simple hyperréaction aux (...dérivés du gluten et des laitages...). Pour la majorité des patients, le régime devrait intégrer bien d’autres facteurs du syndrome. » Sous ce nouveau terme de GAPS™, ce médecin regroupe les pathologies de troubles du comportement depuis l’autisme jusqu’à l’hyperactivité, la dyspraxie, l’hyperkinésie ou la schizophrénie en passant par la dépression, lorsqu’elles sont liées à la dysbiose. C’est grâce à un plan sans aucun farineux qu’elle obtient de prodigieux résultats chez ces cas graves, mais aussi chez les enfants moins atteints : moins d’irritabilité, d’insomnie, de tristesse, plus d’intérêt pour l’entourage, moins de maux de tête, une plus grande stabilité psychomotrice.

Elle est aussi désolée que moi d’observer que d’excellents spécialistes du domaine conseillent même des plasti-produits sans gluten. Lors d’un petit tour sur des sites comme www.schaer.com, vous serez ébahis d’observer que les produits proposés à la vente contiennent beaucoup d’adju­vants de fabrication. Nul ne peut imaginer ce que peuvent produire ces nouveaux éléments dans un corps, a fortiori fragilisé. L’introduction des aliments substitutifs du gluten et des laitages animaux peut même compromettre les bénéfices d’une réforme alimentaire, car ils sont parfois riches en polysaccharides dont on verra au chapitre suivant à quel point ils entretiennent la dysbiose. Ce sera le cas du mangeur qui remplace les fromages par des dérivés de soja, le lait de vache par du lait de riz ou le pain par du plastipain sans gluten. Pour les cas de colites chroniques, les régimes SG-SC-SS semblent peu efficaces à moyen ou long terme si l’on veut guérir une fragilité. Ils ne font que tamponner et représentent une dépense de beaucoup d’énergie pour un effet minime sur la durée.

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 minus    3 Août, 2018 - 13:50
 cortex

Et enfin, le mangeur n'est pas laissé de côté, puisqu'il existe tant d'autres solutions que les tests à igG, infiniment plus fiables. Maya vous indiquera les meilleurs.

Tout le topo Gloutons de gluten tourne autour de ce sujet.

Je n'y ai pas inclus une technique formidable, testée depuis des dizaines d'années avec succès: la prise du pouls pour repérer les réactogènes. J'en ferai un billet dès mon retour au bureau, la semaine prochaine.

Proviso: cette technique n'est pas fiable chez les personnes dénutries, chez qui toute ingestion provoque un pouls chaotique. Hélas!


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 minus    4 Août, 2018 - 06:17
 cortex

J'ai aussi le souvenir d'un de mes élèves aux stages d'audit nutritionnel, assez cossu pour se permettre de dépenser ce qu'il voulait: pendant six mois, il a testé les igG tous les mois, et tous les mois: des résultats différents! C'est d'ailleurs cette observation qui l'avait amené à s'inscrire à mes stages et à chercher un regard latéral.

Projet de sous-billet à peaufiner aussi: Une illustration en images

Imaginons que vous dépensiez de 200 à 300€ pour un tel test, vous pourriez obtenir en résultat ce que le journaliste du magazine Capital a reçu dans le contexte de son test:

En gros: blé, laitages, levure de bière, champignons. Vous auriez pu dépenser soit votre temps pour une petite recherche, soit payer un audit de 50 à 80€ (audit aux résultats plus riches pour vous qu'une simple liste d'aliments à éviter). Vous auriez su que les principaux réactogènes aujourd'hui sont le blé (et pas nécessairement le gluten), la caséine de vache en particulier et les moisissures (levures comprises) - les champignons étant riches en moisissures.

Pour une suggestion plus fine les diététiciens de la médecine traditionnelle chinoise nous aideront aussi par leur longue expérience : si le trouble est situé dans la sphère oto-rhino, ils ôteraient les laitages; s’il est concentré dans le ventre, ils élimineraient d’abord les céréales. Mon expérience suggérerait d'éviter les levures/moisissures chez les mangeurs plutôt longilignes/aériens qui souffrent de troubles nerveux cycliques et incontrôlables (la colère sans raison...).

En outre, ces test feraient croire qu'il faut en permanence éliminer certains aliments. Quelle triste vie! Dans certaines cures radicales comme la cure antifatigue, j'élimine tout le gluten (ou quasi) et tous les laitages (ou quasi) ainsi que tous les additifs et résidus de production "chimiques". Mais cela ne dure qu'un temps, le temps de nettoyer le terrain, afin d'y voir plus clair.


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 minus    6 Août, 2018 - 09:51
 cortex

J'ai mis à jour mes quelques extraits sur les tests à IgG ainsi que le test du pouls du docteur Coca

Lire à partir du 6/8 dans les nouveautés: http://www.taty.be/nouveau.html


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 Seabird    6 Août, 2018 - 11:12
 cortex

MERCI ! Je vais lire ça avec attention :-)


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 minus    9 Août, 2018 - 03:49
 cortex

Vu que je n'ai plus de pratique de terrain, je serais très intéressée des retours de la part de ceux d'entre vous qui essaieraient cette procédure de prise du pouls.

Pour ma part, j'y suis revenue pour un cas particulier. En alimentaire, je sens assez vite l'effet positif ou négatif d'un aliment ou d'une combinaison. Chocolat: je le sens dans l'heure, mais tant pis, je négocie, j'aime bien. Ou je fais mon propre chocolat sans graisse de cacao (au beurre), car c'est à cette part là que je réagis. Hors alimentaire, c'est plus difficile - en particulier pour des compléments alimentaires ou des techniques parallèles. Je n'ai plus l'occasion de partir aux thermes près de Thionville pour l'instant, j'ai pensé remplacer ces séances par des bains salmanoff (achetés chez Valemis). J'en ai faites deux par semaine. Je ne sens pas l'effet positif des thermes, mais je patientais. Soudain, une intuition: et si, au contraire, cela te diminuait? J'ai repensé au test du pouls du dr Coca. Après un bain salmanoff, mon pouls de 72 généralement monte à 100 et y reste pendant de longues heures. J'ai donné les bouteilles de salmanoff!

NB Même pendant les 4 jours récents de jeûne, le pouls restait à 72. Souvent au réveil, il est à 90 environ. Il baisse après une heure. Je dois relire l'original de Coca, il en parle, il doit bien y avoir une explication. Avant de trouver ma piste alimentaire actuelle, même lors de ma période kousminienne (certes après de longues années de vie de déni), mon pouls était quasi en permanence à 95, mais je ne le prenais qu'après les repas. Pas de valeurs à jeûn.


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 Seabird    9 Août, 2018 - 14:31
 cortex

Bonjour Taty, merci pour cette publication sur les tests. Je testerai volontiers même si, encore dénutrie, je ne sais pas si cela sera efficace pour moi... pour le chocolat moi aussi, sans même prendre le pouls je sens bien qu'il augmente (sans doute fait-il un bond puisque je le sens sans prendre le pouls). Mais est-ce aussi la caféine ? ou cela signale-til forcément une intolérance ? L'autre jour j'ai réintroduis le petit-épeautre, pain au vrai levain, après 2 ou 3 ans de sans gluten. Là aussi, sans prendre le pouls, j'ai senti une accélération, mais intolérance ou réaction normale après la réintroduction d'un aliment depuis longtemps évincé ?...  


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 minus    10 Août, 2018 - 16:32
 cortex

avec les aliments complexes comme le pain, il faut commencer par une crêpe à l'eau ou n'importe quoi où le plat ne comprend pas de levain, de levure etc.

Dans mon cas, pain blé ou épeautre, levure ou levain, bio ou pas: le pouls augmente. En crêpe (au lait et oeuf pour ma chance): tout est calme. Quand je fais mon propre pain de blé (biodynamique) avec de la levure Rapunzel, dont je soupçonne qu'elle est non  génétiquement modifiée: rien! Tout baigne... Je ne suis donc pas intolérante au gluten, ni au blé, mais bien aux levures et en plus aux levures manipulées génétiquement. Selon mes dernières recherches, une tolérance de 2% de levure dans les pains au levain, ce serait peut être la raison pour laquelle je suis condamnée à faire mon pain (sans pétrissage, pas de souci, ç ame prend 5 minutes) ou de garder une forme d'inflammation chronique mais qui est légèrissime.

C'est grâce au pouls que j'ai pu repérer ça il y a 10 ans, je crois. J'ai revérifié ces jours: toujours pareil.

Par parenthèses, de l'avis de Coca et de ses suiveurs, chez les plus intolérants, le SEUL aliment qui ne pose pas problème est... le boeuf: steak & Cie! Vous comprenez pourquoi j'insiste tant sur mon amie la vache?


Utilisateurre: tester l'hypothèse : le glucomètre pourrait servir pour évaluer les réactivités à un aliment particulier
 minus    11 Août, 2018 - 06:26
 cortex

En complément de la précision ci-avant:

1/ il faut commencer par un tout petit peu à la fois (un carré de tartine 5cm/5cm)

2/ il faut tester l'après-midi, car le matin le corps est plus fragile (chez beaucoup d'hypersensibles, il continue la détox' de la nuit, comme s'il n'avait pas de frein)

3/ il FAUT prendre le pouls. Je connais cette impression d'accélération cardiaque. Je ne l'ai plus, mais quand je l'avais encore, je vérifiais: eh non! le pouls n'augmentait pas toujours...

Je continue sur mon historique: je ne me limite pas au pouls, car certains aliments ne font pas augmenter le pouls mais provoquent par exemple dans la demi heure une réaction digestive (le cas des jus de légumes frais). Je ne comprends pas pourquoi, mais faisons de la Realpolitik, prenons tous les outils à notre disposition.


Utilisateurre: tester l'hypothèse : le glucomètre pourrait servir pour évaluer les réactivités à un aliment particulier
 Seabird    11 Août, 2018 - 16:32
 cortex

Merci pour ces précisions ! C'est vrai que je supposais que l'accélération cardiaque était = à accélération pouls... donc ça y est je suis lancée dans la prise de pouls, je vous tiendrai au courant dans quelques jours. 

1) pour le pain à l'épeautre j'ai carrément commencé, après 3 ans sans gluten avec carrèment une tartine de 50 gr (trop contente de retrouver ce goût !), je retenterai avec une quantité moindre, puis avec une crêpe à l'eau et des pâtes (tjs petit épeautre). J'avais tenté le pain car je pensais que le levain facilitait la digestion mais il se peut, au contraire, que je réagisse au levain...

2) Anecdote amusante : j'ai lu hier soir votre conseil pour le boeuf... et dans la nuit j'ai rêvé que je mangeais du boeuf, en pot au feu. Ce matin au marché, chez l'éleveur auprès de qui je prends le poulet bio, j'ai vu qu'il avait du boeuf séché (bio, local donc, et sans conservateur à part le sel). J'en ai donc pris un peu avec la sensation que ce serait plus facile pour moi de tester avec ces fines tranches qu'avec un morceau non sec. Même enfant je n'ai jamais été portée vers le boeuf (sauf cuit en pot au feu comme dans mon rêve...) et depuis ma réintégration de la viande il y a presque un an, après ces 25 ans VG, je n'ai mangé que du poulet (et seulement le blanc car ne digère pas la cuisse ni le pilon malheureusment, pourtant cuits à la vapeur) et filet de canard. L'amusant est que cet éleveur m'a dit que beaucoup d'ex-VG lui prenaient le boeuf sous cette forme-là séchée. J'ai trouvé curieux que les ex-VG aient le même "réflexe". 

Mais je sais que je dois faire attention avec les viandes séchées car j'ai noté que je ne digère pas bien ce qui est fumé (hareng, saumon). Peut-être car je suis "arthritique" et que mon corps gère mal "l'acide urique" ? Détail intéressant : le gastro qui m'a mesuré l'acide urique était très surpris : "vous ne mangez pas de viande, êtes toute mince et vous êtes une machine à fabriquer de l'acide urique" !!! Depuis cette consultation je remange de la viande, donc, mais je sais que je dois faire attention... car les poissons que je mange sont aussi tous ceux qui sont riches en acide urique (anchois, maquereaux, sardines) et je sens bien qu'ils ne passent pas bien tout le temps... 

C'est vraiment compliqué tout cela, tenir ensemble toutes les sensibilités... En ce sens le principe des rotations que vous valorisez est vraiment un "outil" précieux.

3) Merci de me préciser (et je l'ai lu aussi dans votre réponse à un lecteur de votre blog) que l'on peut tolérer un aliment à un moment de la journée et ne pas le tolérer à d'autre. Depuis ma réintégration du fromage (comté) j'en mange 30 gr le matin et 30 gr à midi (le même jour une à deux fois par semaine) mais certains jours j'ai l'impression que l'un ne passe pas, peut-être celui du matin, j'essaierai avec le pouls de comprendre si c'est l'aliment lui-même qui pose pb ou le moment. 

Ce fait-là m'a frappé avec le chocolat, certains jours il passe très bien (du moins j'ai l'impression mai je verrai là aussi avec le pouls !) et d'autres, par exemple si je suis très fatiguée, il ne passe pas car il me donne un coup de "boost" trop puissant pour ce que mon organisme peut supporter à ce moment-là car il manque de sommeil ou est simplement trop fatigué.

4) L'autre chose que j'ai du mal à "gérer" est que depuis que je fais la transition alimentaire ART, et que je privilégie des petits-déj protéinés et gras je ne souffre plus d'hypoglycémie instable (je ne savais pas que cela en était mais le résultat est là !) et j'ai les idées plus claires tout au long de la journée, suis beaucoup moins irritable... ET, en même temps, je digère encore très mal le gras, mes repas, même petits et fractionnés me restent sur l'estomac, la digestion dure souvent des heures....la difficulté est donc aussi de savoir quel symptôme "écouter", "suivre" pour aller dans son sens et quels symptomes sont simplement à supporter le temps que l'organisme se rétablisse, le "feu digestif" s'attise... 


Utilisateurre: tester l'hypothèse : le glucomètre pourrait servir pour évaluer les réactivités à un aliment particulier
 minus    19 Août, 2018 - 09:13
 cortex

Je rebondis sur l'acide urique. Je rappelle aussi que ceci n'est pas un audit, vous êtes bien en mains avec Maya. Je creuse certains points; j'ai appelé ma soeur naturo pour avoir un compte-rendu des bases de physiologie que je ne connais pas.

Comment le gastro a t il repéré l'acide urique? dans l'urine? ou l'a t il déduit en scannant  des calculs rénaux?

Avez vous un pH urinaire bas (moins que 6.5 de moyenne)?